Archives de catégorie : Romans autobiographiques

Irène Nemirovsky – Suite Française

Irène Nemirovsky - Suite FrançaiseÉcrit dans le feu de l’Histoire, Suite française dépeint presque en direct l’exode de juin 1940, qui brassa dans un désordre tragique des familles françaises de toute sorte, des plus huppées aux plus modestes. Avec bonheur, Irène Némirovsky traque les innombrables petites lâchetés et les fragiles élans de solidarité d’une population en déroute. Cocottes larguées par leur amant, grands bourgeois dégoûtés par la populace, blessés abandonnés dans des fermes engorgent les routes de France bombardées au hasard… Continuer la lecture de Irène Nemirovsky – Suite Française

Bob Martin – Neveu d’Hitler

Bob Martin - Neveu d'Hitler“Le jeune August a de la chance : sa mère Paula est la soeur d’Adolphe Hitler, chancelier du Troisième Reich. En ces temps troublés de guerre mondiale, son statut de neveu du Führer lui permet d’échapper aux Jeunesses Hitlériennes et de ne pas servir de chair à canon sur le front est. Mais August ressemble trait pour trait aux caricatures du juif propagées par les nazis. Continuer la lecture de Bob Martin – Neveu d’Hitler

Albert Simonin – Confessions d’un enfant de La Chapelle

Albert Simonin - Confessions d'un enfant de La ChapelleL’auteur de Touchez pas au grisbi nous fait revivre ici ses années d’« enfant de La Chapelle », et aussi toute une civilisation, celle du petit peuple des faubourgs, au temps des chevaux, des voitures à bras, de la misère que le recul du temps peint en couleurs tendres. Le père est fabricant de fleurs artificielles, et profite des mortes-saisons pour aller perdre ses quatre sous à Longchamp ou à Auteuil.

Continuer la lecture de Albert Simonin – Confessions d’un enfant de La Chapelle

Yann Moix – Naissance

Prix Renaudot 2013Prix Renaudot 2013

Yann Moix – Naissance. La naissance ne saurait être biologique : on choisit toujours ses parents. Naître, c’est semer ses géniteurs. Non pas tuer le père, mais tuer en nous le fils. Laisser son sang derrière, s’affranchir de ses gènes. Chercher, trouver d’autres parents : spirituels. Ce qui compte, ce n’est pas la mise au monde, mais la mise en monde. Naître biologiquement, c’est à la portée du premier chiot venu, des grenouilles, des mulots, des huîtres. Naître spirituellement, naître à soi-même, se déspermatozoïder, c’est à la portée de ceux-là seuls qui préfèrent les orphelins aux fils de famille, les adoptés aux programmés, les fugueurs aux successeurs, les déviances aux descendances. Toute naissance est devant soi. C’est la mort qui est derrière. Les parents nous ont donné la vie ? A nous de la leur reprendre. Le plus tôt possible. Continuer la lecture de Yann Moix – Naissance